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Demain, la ville - Soirée spéciale à l’IFA le 24 janvier

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Soirée spéciale à l’Institut Français d’Athènes le 24 janvier 2012 à 19h00

Athènes, une ville à réinventer ?

On aime Athènes ou on la déteste. Pour certains, elle est devenue synonyme de chaos. Pour d’autres, c’est la ville de tous les possibles où se mêlent, mieux que dans n’importe quelle autre au monde, ses multiples et complexes héritages. Mais tous s’accordent à dire que sa périphérie et son centre ont plus que jamais besoin d’un nouvel élan, qui la rendront plus attractive, plus propre, plus écologique, plus solidaire, plus humaine. Quels sont les projets pour Athènes ? Peut-on mieux prendre en compte les besoins de ses habitants ? Peut-elle, à l’image de Londres, Paris ou New-York, devenir une ville-monde ?

Un débat en trois temps

1. Demain

Modératrice: Stella Kyvelou, professeur assistant, département de développement économique et régional, Université Panteion, Présidente SD-MED.

"Se Loger, se déplacer : peut-on se libérer de l'addiction aux énergies fossiles ?"

Daniel Quenard, Chef de la Division Caractérisation Physique des Matériaux dans le Département enveloppe et revêtements au Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) à Grenoble.

« Comment améliorer la mobilité à Athènes ? »

Georgia Aifadopoulou, ingénieur à l'Institut hellénique des transports, Thessalonique

Thanos Vlastos, professeur à l'Université Polytechnique d'Athènes, Unité de recherche sur la mobilité durable.

2. Cas d'école

"Jardiner la ville: une des réponses à la crise ? »

Jordi Ballesta, géographe, docteur en géographie

3. Futur

Modérateur : Périclès Vassilopoulos (Union de Citoyens Paremvassi)

« Y-a-t-il un futur pour la région urbaine d'Athènes ? »

Petros Petsimeris, géographe, urbaniste, architecte, professeur, Université Paris1- Panthéon Sorbonne.

« Quel avenir climatique pour Athènes ?»

Christos Zerefos (sous réserve) , climatologue, Académicien, Professeur à l'Université d'Athènes.

Vous pouvez télécharger l'invitation ici.

Eur@dioNantes recrute!

Eur@dioNantes, une radio européenne basée à Nantes et soutenue par la Commission européenne, vient d'entamer le processus de recrutement de ses prochains stagiaires européens.

Eur@dioNantes recherche des étudiants en sciences politiques, journalisme ou études européennes ayant un très bon niveau en Français, intéressés par les questions européennes et par une formation pratique dans le domaine des nouveaux médias européens. Le stage se déroulera du 27 février au 13 juillet 2012 (Les dossiers doivent être envoyés avant fin janvier).

Les étudiants reçoivent une indemnité d'environ 417€. Organisation:

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Decouvrez le visage secret des iles des Cyclades!

de Constantin Sfykas

Decouvrez le visage secret des iles des Cyclades!

www.cyclades-tour.gr

www.cycladen.be


ANDROS-L' ile des "armateurs"

Malgre sa taille (deuxieme ile des Cyclades, par sa superficie) et ses beautes naturelles (villages traditionnels, des plages superbes), l' ile est generalement meconnue par le tourisme etranger.Par contre, Andros est l' ile preferee de bien des Atheniens.A cause de sa proximite du continent-moins de deux heures de voyage du port de Pafina en Attique orientale), l' ile constitue l' endroit ideal pour acquerir une deuxieme maison hors de la capitale grecque pour les vacances d' ete et pas seulement, ainsi que pour les escapades, rapides mais agreables, du week-end.Mais le facteur vital qui determine le caractere de l' ile est la presence de la plus grande communaute des armateurs (grecs, bien sur!).Andros a donne et suivra a donner naissance, a la plupart des armateurs grecs.La prochaine fois que vous aller voir un grand bateau portant le drapeau grec, pensez bien qu' il est fort possible qu' il apartienne a un des "ses fils" d' Andros!

www.andros.gr

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Pierre-Yves Cousteau, le fils de Jacques-Yves Cousteau, sera a Naxos

de Constantin Sfykas

Pierre-Yves Cousteau, le fils de Jacques-Yves Cousteau, sera a Naxos, comme invite special du 3eme Festival International “AXIA” de Naxos(du 11 au 18 aout 2011).

 

Le festival se deroule au village de Halki(un village important a l’ interieur de Naxos, choisi par maints artistes comme l’ endroit ideal pour etablir leurs ateliers) et a la Ville de Naxos.

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LA GRECE ET ISRAEL DANS UNE ÈRE D'AMITIÉ ET DE COOPÉRATION

Par Vassilios Damiras, analyste

A travers une histoire riche et compliquée, la Grèce et Israël se sont vus associés à tous les développements historiques cruciaux dans la Méditerranée orientale, des Balkans et du Moyen-Orient. Le mouvement juif sioniste, créé à la fin du 19ème siècle par Théodore Herzl, avait des caractéristiques très similaires au mouvement irrédentiste grec de la «Grande Idée». Les deux nations ont triomphé en diaspora. Les deux groupes ethniques ont été occupés par les Ottomans mais ont encore réussi à influencer l'économie de l'Empire ottoman. Les deux pays sont des démocraties de type occidental, alliés des États-Unis et situés dans une région géostratégique cruciale.

De la formation de l'État d'Israël en 1948 jusqu'en 1991, les hommes politiques Grecs comme certains établissements sociaux, ont perçu l’Israël comme un antagoniste majeur dans la région de la Méditerranée orientale. Athènes a suivi une position plus

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Indignés grecs : marée humaine dans tout le pays

Les Indignés grecs ont inondé dimanche le cœur des grandes et petites villes du pays. La capitale Athènes a connu l'un des plus importants rassemblements dans l'histoire du pays depuis la chute de la dictature des Colonels (1967-1974).

C’est une mobilisation citoyenne et populaire d’une ampleur exceptionnelle que le mouvement grec des Indignés a entraîné dimanche 5 juin dans tout le pays. Avec probablement plus de 100000 personnes à Athènes et plusieurs centaines de milliers dans tout le pays. Cette mobilisation dépasse par son ampleur toutes les manifestations qui accompagné les neuf grèves générales organisées depuis un an par les syndicats, et c’est l’un des plus importants rassemblements depuis la chute de la Junte militaire en 1974. C’est aussi la mobilisation la plus importante en Europe dans le mouvement des Indignés.

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Rassemblement sur la place de la Constitution à Athènes (photo Eleftherotypia.gr).

C’est dans la foulée du Movimiento 15-M né le 15 mai sur la place de la Puerta del Sol à Madrid que les Grecs ont commencé à se rassembler pacifiquement le 25 mai à Athènes sur la grande place de la Constitution face au Parlement. Chaque jour, des jeunes et des moins jeunes se donnent rendez-vous via Twitter, Facebook dont la page compte plus de 130000 membres, par téléphone ou par le bouche-à-oreille, certains aussi campent sur place. Ils se rassemblent pacifiquement pour montrer leur exaspération en tant que peuple. Car les participants n’appartiennent à aucune organisation, ni parti politique, ni syndicat. Il s’agit de franges de la population représentatives du peuple grec : des salariés, des chômeurs, des retraités, des étudiants, des employés du privé comme du public, des mères de famille avec une poussette, des personnes âgées... Un manifestant interrogé dimanche par le journal Ethnos confie : « Je n’appartiens à aucun parti politique. Je n’ai jamais manifesté de ma vie, mais je vois qu’avec les politiques qui sont mises en œuvre, l’avenir de mes enfants n’est pas assuré ».

Le message des Indignés résonne contre l’envolée du chômage, contre les bas salaires et la vie chère, contre les plans d’austérité qui se succèdent, véritable cure de cheval administrée conjointement par l’Union Européenne et le FMI, contre les vastes plans de privatisation, contre le gouvernement socialiste de Georges Papandréou et contre le monde politique en général. Les slogans fusent comme « Je vote, tu votes, il vote, nous votons, vous votez, ils volent » pour dénoncer la corruption, ou encore « On ne doit rien, on ne vend pas, on ne paie pas » en référence à la dette publique et aux privatisations massives du domaine public censées y remédier. Dans la foule, les mains se lèvent face au Parlement, les sifflets et les casseroles retentissent, certains entonnent des chants de résistance, d’autres dansent sur des airs plus festifs.

En province aussi le mouvement a été très suivi par des personnes de tous les âges, des jeunes, des étudiants, des salariés, des chômeurs, des agriculteurs : à Thessalonique, à Patras, Lamia, Larissa, Volos, Héraklion... où circulaient des slogans comme « Sortez tous sur les places avant qu’ils nous saignent pour de bon » ou « Ils n’aboliront pas nos droits », ou encore « Ils nous paraissaient grands parce que nous avions la tête baissée, nous avons relevé la tête, ce sont eux maintenant qui vont la baisser ».

A 21h sur la place de la Constitution s’est ouverte une assemblée populaire au cours de laquelle chacun peut prendre la parole et exprimer son point de vue sur la crise. Les animateurs ont aussi organisé une liaison téléphonique via Skype avec la Puerta del Sol à Madrid où des milliers d’Indignés espagnols étaient rassemblés.

Sources : Journaux To Ethnos, Eleftherotypia, Ta Nea et site d’information TVXS.gr.

La Grèce, un pays en désespérance

Par Effy Tselikas
Article publié le 12 mai sur le site myeurop.info.

Mercredi , lors de la deuxième grève générale , tout le pays s’est arrêté. Plus de 40 000 manifestants à Athènes et autant dans le reste du pays ont battu le pavé pour crier leur colère devant ce tunnel sans fin d’austérité qu’impose au peuple grec le gouvernement socialiste de Georges Papandreou, sous la férule de la dite « Troïka » (Union Européenne, Fonds Monétaire International, Banque Centrale Européenne). La coïncidence de la venue de ses experts devant se prononcer sur le cinquième versement du prêt de 110 milliards d’euros, en échange de nouvelles mesures d’austérité et un plan de 50 milliards d’euros de privatisations, a ravivé la colère populaire, avec un sentiment anti-européen de plus en plus aigu.

Structurellement insolvable

La situation de la Grèce, aussi bien au niveau économique et social, montre un pays à de bout de souffle, avec la multiplication des grèves ces derniers mois et une augmentation visible de la violence sociétale (criminalité, hooliganisme dans le sport, réactions activistes des consommateurs, …). La dégradation du climat politique et le moral en forte baisse de l’opinion publique noircissent encore le tableau. Un an après avoir fait appel à l’aide financière internationale, la Grèce est à nouveau au pied du mur, comme le prouvent les rumeurs persistantes de faillite du pays ou de sortie de la zone euro.

Pour Giorgos Kyrtsos, éditorialiste, ce plan de sauvetage du pays est un échec, malgré la politique d’austérité sévère mise en œuvre :

"La production de richesse recule, la récession sévit, il y a trop peu de rentrées fiscales, le déficit du commerce extérieur se creuse chaque année, les banques grecques perdent 3 milliards de dépôts en moyenne par mois. C’’est un fait, le pays ne pourra pas rembourser les 350 milliards d’euros de dette. Et ce n’est pas un problème de liquidités. La Grèce est structurellement insolvable".

Seul le gouvernement tente encore de positiver par la voix de Michalis Chryssohoidis, le ministre du développement: "Il faut comprendre que nous avons signé ce plan de rigueur pour éviter la faillite. Il n’y aura pas de nouvelles coupes sur les salaires, mais la Grèce doit continuer sa mutation profonde. Nous avons déjà fait de grands pas en avant et les indicateurs sont optimistes, surtout concernant les exportations et le tourisme de cet été. Si nous continuons sur cette lancée, la croissance entrera dans le vert dès le début 2012, elle sera même légèrement positive".

Mais selon un récent sondage, près d'un Grec sur deux estime qu’il faut renégocier de façon urgente les termes du plan de sauvetage. Car, en plus des mesures déjà prises, comme la baisse des salaires et des retraites, la réduction des primes et bonus, l’augmentation de l’horaire de travail, le samedi considéré désormais comme jour normal, la mise en hibernation des conventions collectives, le gouvernement vient d’annoncer de nombreuses privatisations.

Plus de 2000 entreprises publiques (dites DEKO), telles la compagnie d’électricité, la compagnie des eaux, celle des chemins de fers, les sociétés gérant les ports et les aéroports, la Poste, certains établissements bancaires, casinos, …) vont ouvrir leur capital aux investisseurs privés, avec comme conséquence le licenciement de plus de 50 00 salariés en CDI.

Athina Dretta, secrétaire générale du ministère de l’emploi, a tenté de réduire la tension en déclarant que le gouvernement s’opposera aux mesures exigées par les experts, comme les réductions drastiques à l’IKA (Fonds d’assurance sociale), la Sécurité sociale grecque et à l’OAED (Organisme d’emploi de la main d’œuvre en Grèce), le Pôle-Emploi grec.

Gouvernement englué et opposition stérile

"La grève est la réponse du peuple grec, qui a l’impression que seuls les travailleurs, les retraités et les chômeurs payent la note", avait déclaré le président de la GSEE, syndicat du secteur privé, Yiannis Panagopoulos, en annonçant la grève de mercredi .

Mais ces propos rituels ne semblent plus être à la hauteur de la situation de désespérance dans laquelle se trouve le pays. Les Grecs ont, de plus en plus, l’impression que le pays est un navire sans gouvernail, avec un gouvernement englué dans des contradictions internes et une opposition stérile. La crise dépasse désormais l’aspect économique ou financier, pour atteindre la société dans son ensemble.

Deux signes, parmi d’autres : la sauvagerie, c’est le mot de tous les commentateurs ce matin, des forces spéciales de la police, très nombreuses hier dans les différents défilés, qui a systématiquement visé les manifestants à la tête (un jeune homme est dans le coma et plus de 20 blessés). C'est désormais la règle.

Et la violence des réactions (lynchage d’un sans-papier et nombreuses déclarations racistes) à la suite du meurtre sordide, la veille, d’un habitant d’Athènes, en plein centre ville, tué pour lui voler sa caméra (il filmait l’arrivée de sa femme de la maternité) par trois individus dévoilent, crûment, un pays en pleine dépression. Cet après-midi, la chasse aux immigrés était ouverte dans les rues d'Athènes.

France Culture en Grèce jeudi 5 mai

Jeudi 5 mai, France Culture s'installe en Grèce pour 24h d'émissions, d'information, de reportages... De 6h le matin à minuit, la radio publique dédie son antenne au pays en continu depuis Paris et Athènes.

Les émissions pourront être écoutées de nouveau en ligne et en podcast.


Émissions en direct et en public du Café Le Floral à Athènes

6h45-9h Les Matins par Marc Voinchet

9h-10h La fabrique de l'histoire par Emmanuel Laurentin (émission en direct d'Athènes dès le 2 mai)

10h-11h Les nouveaux chemins de la connaissance par Raphaël Enthoven

12h-13h30 Le Grande table par Caroline Broué et Hervé Gardette

19h- 20h55 Le RenDez-Vous de Laurent Goumarre

et la rédaction de France Culture.

Le site de la radio consacre aussi une page à la Grèce avec un reportage dans le quotidien d'une famille d'Athènes, des interviews de spécialistes ou connaisseurs du pays, différents focus sur l'austérité sans précédent infligée au pays, la situation politique, etc.

Combien de langues officielles sont-elles parlées à travers le monde ?

La question posée par le titre est une question à laquelle les linguistes ne savent pas répondre avec exactitude car les données changent en permanence. Il existe en effet des endroits dans le monde qui n’ont pas encore été explorés et par conséquent, on ne dispose pas d’informations particulières sur les habitants de ces contrées et sur leurs dialectes.

Si l’on en croit l’Ethnologue, la base la plus complète à ce jour qui recense les langues « vivantes » de par le monde, elles sont au nombre de 6909. Il s’agit d’une base qui recense les langues les plus connues et « vivantes » dans le monde (anglais, espagnol, chinois...), mais aussi des langues (environ 1700) qui sont parlées par moins de mille personnes.

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La base compte près de 230 langues différentes en Europe et 2197 en Asie.

La dernière langue à avoir été découverte est le « koro ». Une équipe de linguistes l’a découverte dans un petit État de l’Inde. Les chercheurs se trouvaient dans une région où ils voulaient étudier un dialecte de la tribu Aka. C’est là qu’ils ont entendu un groupe d’individus de la tribu parler non seulement « aka » mais aussi « koro ». Le koro s’est toutefois révélé complètement différent de l’aka quant au lexique et à la grammaire. Les gens qui vivent là ont pourtant un point de vue différent et croient que le koro était un dialecte des Aka et que les deux langues étaient les mêmes.

La langue comme phénomène social est depuis très longtemps un sujet de questionnement. Dans l’Antiquité déjà de nombreux philosophes cherchaient à comprendre sa nature et à déterminer son rôle exact.

C’est l’économie et la politique qui érigent un dialecte en langue officielle. Selon la formule de Max Weinrich, « une langue est un dialecte avec une armée et une flotte », tandis que selon une autre formule, « toutes les langues du monde, de tout temps, ont été des dialectes d’une première langue commune qui était, il y a des milliers d’années, la langue mondiale ».

La religion aussi, c’est bien naturel, s’est occupée de langue. On connaît tous le mythe de la Tour de Babel. Chaque religion a un mythe qui décrit le processus d’acquisition de la langue.

Platon également a parlé et fait une analyse de la langue dans La République.

Incontestablement la langue constitue le miroir d’une société. La langue de chaque peuple lui est propre.

Konstantina M.

Les rouges œufs de Pâques

C'est le Jeudi Saint que la maîtresse de maison peint les œufs de Pâques en rouge avant qu’on les casse après la résurrection, le dimanche de Pâques. Même si beaucoup de gens peignent les œufs de différentes couleurs, à l'image de ceux du commerce qu’on trouve de toutes les couleurs possibles, la tradition veut cependant qu’ils soient rouges.

Mais pourquoi ?? A vrai dire, personne n’en connaît vraiment la raison, mais de nombreuses versions circulent.

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La tradition chrétienne veut que Marie les ait placés aux pieds de son fils Jésus quand il était sur la croix et que le sang qui coulait de ses blessures leur ait donné la couleur rouge.

Une autre version, celle de notre tradition populaire, est celle de cette femme qui n’a pas cru que le Christ était ressuscité. L’histoire raconte qu’une femme marchait sur un chemin et tenait à la main un panier avec des œufs, c’est alors que des gens qui passaient par là lui ont annoncé que le Christ était ressuscité. Comme elle ne les croyait pas elle leur a dit : « S’il est vraiment ressuscité, que ces œufs deviennent rouges, et alors je le croirai ! » Et en effet à ce moment précis les œufs sont devenus rouges.

La version dominante bien sûr est que la couleur rouge symbolise le sang et le sacrifice du Christ.

On peut noter que certains considèrent les œufs rouges conservés en Europe comme une coutume comme provenant d’Asie et de Chine, tandis que d’autres pensent qu’il s’agit d’une coutume qui provient d’Égypte.

Si les maîtresses de maison n’ont pas le temps de peindre les œufs le « Jeudi Rouge », elles peuvent le faire aussi le Samedi Saint (la coutume fait aussi des facilités !!).

Joyeuses Pâques !

Konstantina M.

Un voleur pourchassé par des cyclistes de la manifestation à vélo

Par Markos Christoforakis

Presque tous les vendredis a lieu une manifestation à vélo très courue autour du centre d’Athènes. L’objectif principal est de sensibiliser à l’environnement et à un juste emploi des ressources énergétiques. Au milieu de ce joli décor, un fait divers est récemment venu bousculer la manifestation !

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En haut de la rue Pireos, près de la place Omonia, tandis que la manifestation se dirigeait vers le centre d’Athènes, l’atmosphère a changé subitement quand un cri d’appel à l’aide désespéré s’est fait entendre. Un vagabond, voleur (de sac), avait pris le sac d’une femme et courait dans le sens contraire à celui de la manifestation. Aussitôt la manifestation s’est immobilisée et trois cyclistes courageux se sont mis à poursuivre le voleur.
Dans l’élan spontané des trois poursuivants, d’autres cyclistes ont immédiatement suivi comme des membres d'une équipe indéfectiblement solidaire ! Des éclats de voix de passants, des klaxons de voiture et des sonnettes de poursuivants sur leurs deux-roues ont transformé la rue Pireos en « arène de combat ». Le vagabond s’est ému de voir que de bourreau il était devenu la proie de la manifestation, il a alors tourné dans une ruelle pour s’échapper mais l’appétit des cyclistes ne s’est pas arrêté en si bon chemin, si bien qu'ils l’ont suivi jusque dans la ruelle où ils l’ont obligé à jeter le sac de la femme et à prendre la fuite.

Le méchant événement n’a pas arrêté la course qui a continué sa belle promenade avec plus d’énergie encore et de courage à la poursuite de son objectif !

Le chanteur Nikos Papazoglou s’en est allé

La chanson grecque a perdu l’un des siens aujourd’hui dimanche 17 avril, Nikos Papazoglou s’en est allé à l’âge de 63 ans après avoir livré combat contre le cancer.

La vie joue des tours étranges... il y a peu son très bon ami et collaborateur Manolis Rassoulis nous avait quitté.

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Quelques mots sur Nikos Papazoglou

Nikos Papazoglou est né le 20 mars 1948 à Thessalonique. C’est là qu’a débuté sa grande carrière dans la musique. Il a fait ses premiers pas dans les années 60. C'est dans un petit studio qu'il écrit ses premières chansons dont certaines sont chantées par Pashalis qu’il remplace dans le groupe Olympians alors qu’il faisait son service militaire.

Au début des années 70 il se trouve en Allemagne pour sa carrière internationale. Il rentre en Grèce en 1976 et en 1977 il participe à un cycle musical inspiré des comédies d'Aristophane, c’est ainsi qu’il entre en contact avec Dionysis Savvopoulos et avec Manolis Rasoulis. Deux années plus tard, cette rencontre que le destin organisa conduit à la collaboration de Manolis Rassoulis, Nikos Xidakis et Nikos Papazoglou et au disque I ekdikisi tis gyftias (La vengeance des gitans), à la chanson du même nom et aux chansons Treli kai adespoti (Folle et perdue) et Kanis edo den tragouda (Personne ici ne chante), qui ont été d’une importance déterminante et très appréciées du public. Au cours des décennies ultérieures s’en sont ensuivies des disques et des succès comme Ah Ellada (Ah ! la Grèce), Augoustos (Août), Euxi (Vœu), Hthes vradi (Hier soir), Sti rogmi tou hronou (Les coupures du temps), Matia mou (Mon regard), etc.

Avec ses chansons, Nikos Papazoglou a changé le regard porté sur la chanson populaire et a ouvert la voie à de nombreux artistes.

Son enterrement aura lieu demain à Athènes.

Bon voyage... même si des chanteurs de la trempe de Nikos Papazoglou ne partent jamais tout à fait...

Konstantina M.

Atlantide : Mais où se trouvait donc la cité perdue ?

La recherche géographique de la cité perdue de l’Atlantide a conduit à l’élaboration au fil du temps de nombreuses hypothèses et constructions. Cette fois-ci, une équipe internationale de chercheurs, dirigée par l’archéologue Richard Freund, professeur à l’université de Hartford aux États-Unis, soutient que l’Atlantide a peut-être été localisée dans une région marécageuse du sud de l’Espagne !

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Il est généralement admis, en accord avec les études qui on été faites, que l’Atlantide a été détruit par un « tsunami ». Les archéologues et géologues américains, canadiens et espagnols ont utilisé une photographie prise depuis un satellite qui fait apparaître les vestiges d’une cité submergée, au nord du port espagnol de Cadix, Gadeira pour les Grecs anciens. La cité date d’il y a plus de 4000 ans et se trouve, dans les terres, plus éloignée du détroit de Gibraltar que ne l’est Cadix. Les archéologues formulent leur théorie – selon laquelle ils auraient localisé la cité perdue – en s’appuyant sur la découverte qu’ils ont faite dans le centre de l’Espagne d’une étonnante série de vestiges d’autres cités, qui correspondrait selon eux à la construction de « cités-mémoire » bâties sur le modèle de la cité de l’Atlantide. Cela signifierait que ceux qui ont survécu au tsunami se seraient installés dans l’intérieur du pays et auraient fondé des cités qui leur auraient rappelé la cité submergée.

Richard Freund a naturellement précisé qu’il ne pouvait pas affirmer avec certitude qu’il s’agissait de l’Atlantide, mais il a laissé entendre que cela était néanmoins fort possible.

La cité de l’Atlantide !

« Écoute donc Socrate, une tradition très étonnante qui est pourtant entièrement vraie, comme l’a raconté autrefois le plus sage des sept sages, Solon. » (Extrait du Timée de Platon)

L’Atlantide est une cité perdue mentionnée pour la première fois par le philosophe Platon. Il y est fait référence explicitement dans les dialogues de Platon que sont le Timée et le Critias, écrits vers 360 av. J.-C. Pour une raison qu’on ignore, le philosophe n’a jamais terminé le Critias.

D’après Platon, l’Atlantide se trouve « au-delà des Colonnes d’Hercule ». L’Atlantide était un continent plus vaste que l’Asie et la Libye réunies et possédait l’une des plus impressionnantes cités de l’Antiquité. La plus grande partie du territoire de la cité était occupé par une vaste colline au centre de laquelle s’élevait le temple de Poséidon. Ce temple accueillait un chef d’œuvre, une statue en or de Poséidon protecteur de l’Atlantide, sur un char tiré par six chevaux en or (d’après Critias, les dieux de l’Antiquité se partageaient la Terre de manière à ce que chacun ait sa région et Poséidon prit l’Atlantide). Le temple était richement orné et servait en même temps de centre administratif. C’est là que se prenaient toutes les décisions pour la cité, elles étaient gravées sur des plaques en or qui restaient à demeure à l’intérieur du temple. Autour de la colline avait été construit dans la plaine un système assez étonnant de canaux concentriques qui permettaient aux bateaux de passer de l’un à l’autre, qui permettaient l’approvisionnement en eau de la cité et le déplacement des habitants via des chenaux.

Les recherches ultérieures qui seront effectuées en Espagne nous en apprendront davantage ; n’oublions pas qu’il existe aussi une théorie selon laquelle l’Atlantide se serait trouvée dans l’antique Thira (l’actuelle île de Santorin).

Konstantina M. (avec Jean-Marc Laborie pour la version française)

40e jour de grève de la faim de 300 migrants sans papiers : des vies désormais en danger de mort

A leur quarantième jour de grève de la faim, les près de 300 migrants sans papiers qui réclament leur régularisation ont à nouveau rejeté la proposition du gouvernement. Celui-ci leur a proposé en fin de semaine, sous réserve qu’ils mettent fin à la grève de la faim, un statut leur permettant de rester en Grèce pendant six mois, dans l'attente d'un réexamen de leur cas. Le journal To Vima rapportait vendredi soir la déclaration du représentant des grévistes qui, d’une part, « rejettent d’une même voix la proposition » du gouvernement parce qu’elle « ne répond pas à leur demande », d’autre part, « rejettent la demande de transfert dans les hôpitaux de tous les grévistes » : « nous continuons sous les auspices de nos médecins, ceux dont l’état de santé le nécessite y seront transférés ».

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Photo publiée dans le journal Eleftherotypia

Un médecin qui suit les grévistes a constaté l’apparition de symptômes de trouble cardiaque, d’insuffisance rénale, de déshydratation importante ainsi que des douleurs abdominales ; il déclarait jeudi « On est au bord du précipice. Leur régularisation sera inutile quand ils seront morts ». En plus de leur refus de s’alimenter, un certain nombre de grévistes refuse aussi de s’hydrater. Plus d’une centaine d’entre eux sont d'ores et déjà hospitalisés pour cause d’épuisement ou d’état de santé alarmant. Ceux qui poursuivent la grève sont dans un état de santé qui atteint aujourd'hui un point critique. Jeudi soir, un conflit ouvert a éclaté au sein du gouvernement entre le ministre de l’Intérieur et le ministre de la Défense qui lui reproche son traitement de la situation, soulignant à ce stade l’état de nervosité des autorités.

De nombreux syndicats, organisations et personnalités, grecs et étrangers, soutiennent l’action des grévistes. Le nombre total des sans-papiers en Grèce est estimé autour de 400000. 150000 d’entre eux ont perdu leurs droits en perdant leur travail, la loi grecque liant le permis de séjour au paiement de cotisations sociales, d'autres ont été déboutés de la dernière régularisation en 2005 ou sont arrivés après. Les grévistes de la faim se partagent entre ces trois catégories.

Découverte de fragments du Parthénon, ou les marbres qui ont échappé à Lord Elgin...

Des fragments du Parthénon viennent d’être retrouvés, ils appartenaient à au moins cinq métopes que les archéologues considéraient comme disparues suite à la destruction de Morosini. Les métopes sont des frises sculptées en haut-relief qui ornaient les frontons du temple richement décoré.

Pendant le siège vénitien de l’Acropole en 1687 conduit par le général Morosini, le Parthénon a subi la plus grande blessure qu’il ait jamais connue, quand un boulet a touché la poudrière que les turcs Ottomans avaient installée là dans leur retranchement. L'explosion a conduit à l'effondrement de la plus grande partie de la façade est du temple, à la destruction de ce qui restait du toit ainsi que de vingt et une colonnes.

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Grâce aux études des archéologues, on pensait que les fragments avaient été inclus dans les murailles lors de travaux de réparation de celles-ci au XVIIIe siècle. Les métopes étaient semble-t-il tombées en éclats au pied du Parthénon et les maçons avaient rassemblé ces éclats pour les employer ensuite comme matériau pour réparer les murailles. Lord Elgin n’a donc pas pu emporter à Londres toutes les sculptures en marbre de la frise du Parthénon...

Ces éléments architecturaux du temple ont été repérés dans le cadre de la reconstitution des murailles au moyen de méthodes photographiques modernes réalisée par le Service de restauration des monuments de l’Acropole. Plus de 2000 prises de vue ont été réalisées avec un ballon météo bricolé à la verticale des murailles de l'Acropole hautes de 20 mètres ; elles ont permis de repérer les fragments dans la muraille sud de l’Acropole.

La taille des fragments et les sculptures qui s’y trouvent représentées sont autant de questions auxquelles répondront les archéologues quand les fragments auront été extraits des murailles.

Les Marbres du Parthénon qui se trouvent au British Museum représentent plus de la moitié de tout ce qui reste des sculptures ornementales du Parthénon qui ont pu être sauvées.

Konstantina M.
Traduit et adapté du grec par Jean-Marc Laborie

Grève générale en Grèce : « Nous n’en pouvons plus ! »

« Nous n’en pouvons plus », « Nous sommes en train de mourir », étaient quelques uns des slogans que l’on pouvait lire sur les banderoles que les Grecs portaient haut mercredi dernier 23 février lors de la grève générale organisée par les syndicats des secteurs public et privé. L’arrêt de travail, d’une durée de 24 h, a paralysé le pays. De nombreux secteurs étaient touchés comme les transports publics, les services publics, les administrations, les hôpitaux, les établissements scolaires et de nombreuses entreprises. « Sous prétexte de crise économique, sous prétexte du problème de la dette publique, les droits des salariés et les conquêtes sociales disparaissent les uns après les autres sous les injonctions du Memorandum pour satisfaire les exigences des créanciers, des spéculateurs, des banquiers et des employeurs », ont déclaré d’une même voix les syndicats. Le Memorandum est la feuille de route fixée au pays en mai 2010 par la « Troïka » (UE, BCE et FMI) en échange d’un prêt de 110 milliards d’euros. Le président du syndical GSEE a ajouté : « Voilà dix mois maintenant que le gouvernement applique les recettes du Memorandum. Cela crève les yeux que le remède est pire que le mal. Il rend les riches encore plus riches et les pauvres plus pauvres encore. Cette situation ne peut plus durer. »

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Chômeurs, retraités, jeunes en galère, salariés en colère... les manifestants ont inondé mercredi le centre d’Athènes (Photo publiée dans le journal Eleftheroptypia).

Au cœur de la protestation : le chômage et la pauvreté. Le chômage est proche de 15 %, celui des jeunes approche les 35 %. La pauvreté touche de plus en plus de monde, à tel point que 20 à 25 % de la population vit aujourd’hui en-dessous du seuil de pauvreté. Les revenus dans l’ensemble de l’économie ont baissé d’environ 10 % en 2010, de 13,5 % dans la fonction publique. Avec des coupes budgétaires drastiques dans tous les domaines dont ceux de la protection sociale et de l’éducation, et une inflation de près de 5 % en 2010, le pouvoir d’achat des ménages s’est littéralement effondré. D’où la colère et l’exaspération qui s’expriment par des arrêts de travail et des manifestations : sept grèves générales ont eu lieu en 2010 et il ne se passe pas une semaine sans une grève sectorielle. La grève générale de mercredi dernier a amené l’une des plus fortes mobilisations de ces dernières années.

Interrogés dans le défilé athénien par le journal Eleftherotypia sur les raisons de leur mobilisation, une mère de 50 ans déclare gagner 350 euros par mois en travaillant comme baby-sitter. Son fils et sa fille ont fait des études mais sont au chômage, ils se partagent tous ensemble la retraite de ses parents. Une employée municipale rapporte que son fils aîné s’est expatrié après avoir subi le chômage pendant cinq ans malgré ses trois diplômes ; son second est au chômage, « celui qui trouve du travail maintenant est considéré comme un veinard, je travaille depuis 30 ans et après les coupes salariales, je ne touche plus que 1000 euros. Dans l’état où l’on est réduit, c’est un devoir de protester, on se bat pour l’avenir de nos jeunes. » Un enseignant du primaire : « On est dans l’un des secteurs qui ont été le plus durement touchés, alors on proteste contre les mesures. Et on n’a pas vu encore toutes les conséquences de la politique d’austérité, il va y avoir de nouvelles suppressions de poste à l’école, on se dirige tout droit vers des écoles qui fonctionneront sans enseignants ! »

Le Mémorandum a été récemment actualisé par la Troïka en accord avec le gouvernement, avant le versement de la quatrième tranche du prêt de 110 milliards d’euros. Des privatisations à outrance vont avoir lieu dans le secteur public pour un montant de 50 milliards d’euros (voir ici). En outre, de nouvelles suppressions de postes, de nouvelles réductions de salaires s’abattront sur les salariés du public comme du privé en même temps que des hausses seront appliquées aux tarifs publics. La presse a annoncé aujourd’hui des baisses de salaires de 20 % dans la fonction publique. Un recul de la protection sociale est sur les rails avec des baisses importantes de remboursements de médicaments, et des aides sociales seront bientôt supprimées.

Si la Grèce est confrontée à des difficultés avérées de gestion des affaires publiques, l’Union européenne, la zone la plus riche du monde (voir ici), n’est clairement pas du côté des peuples et des citoyens : avec l’aide du FMI, elle organise un creusement flagrant des inégalités et le développement éhonté de la pauvreté.

Jean-Marc Laborie, 28/02/2011

Soirée poétique le 12 mars à Paris : Nikos Kavvadias, le poète de la mer

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Baisse du niveau de vie dans l’opulente Europe

Comment va l’Europe ?

Si l’on en juge à l’aune de sa richesse économique, mesurée par le produit intérieur brut (PIB), l’Europe va bien. En effet, avec près de 30 % du produit intérieur brut mondial, l’Union européenne (UE) est la première puissance économique de la planète, que bon nombre de migrants comme on le sait, voudraient rejoindre. Qui plus est, d’après les chiffres de l’agence Eurostat pour les dix dernières années, le PIB de la zone euro comme celui de l’UE n’a cessé d’augmenter, excepté en 2009 où il a sévèrement reculé suite au krach bancaire et financier de l’automne 2008. Pour l’année 2010, l’agence a annoncé la semaine dernière que le taux de croissance avait atteint 1,7 % et elle prévoit un taux identique ou supérieur pour 2011 et 2012. L’Europe dégage donc globalement toujours des excédents et produit donc toujours plus de richesse.

On pourrait penser logiquement que cette richesse profiterait aux salaires des citoyens européens dont le travail naturellement nourrit cette croissance économique. Et pourtant les salaires ont diminué de 10 à 20 % comme en Irlande, en Grèce, en Espagne, en Estonie mais aussi en Allemagne... ou bien ils stagnent comme en France. En prenant en compte l’inflation, c’est donc pour tout le monde que le coût de la vie augmente. Finalement, si globalement la richesse des pays européens ne diminue pas, celle des citoyens en revanche plonge : autrement dit, les inégalités s’accroissent.

Tout récemment Paris et Berlin ont présenté le « Pacte de stabilité » que la zone euro devrait selon eux adopter. Au menu, fin de l’indexation des salaires sur l’inflation, retraite à 67 ans, et une « règle d'or » interdisant les déficits dans leurs constitutions. Ce plan semble surtout d’inspiration allemande puisqu’il invite les pays de la zone euro à s’infliger les mêmes recettes qu’elle s’est donnée à elle-même ces dernières années pour abaisser le coût du travail. Ces recettes en effet, ont mécaniquement rendu le pays plus efficace sur le plan économique, mais elles ont contraint les Allemands à voir leur niveau de vie s’affaisser et à voir se creuser les inégalités.

Radio France International rapportait le 14 février dernier que le PIB de la Chine venait de dépasser celui du Japon et se rapprochait de celui des États-Unis. La Chine est désormais une puissance économique mondiale, pour autant on sait le niveau de vie moyen des Chinois et la difficulté de vivre dans ce pays : la richesse y est très peu partagée et les inégalités sont immenses. Chez nous, le projet européen visait d’emblée la prospérité; à l'heure où se développent la précarité et la pauvreté sur tout le continent, n'est-il pas temps de prendre un autre chemin que celui qui, toutes proportions gardées, nous rapproche de la Chine ? N'est-il pas temps de prendre un autre chemin pour que l'opulence de l'Europe corresponde mieux au bien-être de tous ses citoyens ?

Jean-Marc L.

Crise grecque: le FMI et l'Union européenne serrent encore la vis au pays

Avant le versement de la troisième tranche du prêt de 110 milliards d'euros accordé à la Grèce en mai 2010, le FMI et l’Union Européenne somment l’Etat de procéder à des privatisations au sein de son patrimoine pour un montant d’au moins 50 milliards d’euros.

Massives. Telles seront les dénationalisations auxquelles l'Etat grec va recourir pour dégager 50 milliards d'euros et combler en partie ses déficits. Le journal Eleftherotypia titrait vendredi soir dernier: "Tout ce qui peut être vendu est à vendre...". La question n’a pas fini de faire couler de l’encre.

Vendredi dernier lors d'une conférence de presse à Athènes, les représentants du FMI, de la Commission européenne et de la Banque Centrale européenne, la "Troïka" comme l'appellent les Grecs, ont statué sur la situation financière du pays, avant l'octroi de la quatrième tranche du prêt de 110 milliards d'euros accordé en mai dernier par le FMI et la zone euro. Si la Troïka s'est félicitée de ce qui a déjà été fait et qui a permis en un an de réduire le déficit public de 37 %, elle a toutefois déclaré que les réformes structurelles devraient être encore accélérées et même étendues. L'Etat grec est ainsi sommé de se délester d'une part de son patrimoine pour un montant de 50 milliards d'euros au moins d'ici 2015, dont 15 milliards d'ici 2013 au lieu des 7 initialement annoncés. Les banques que l'Etat contrôle ont été mentionnées en particulier, tout comme le secteur de la santé pour lequel les dépenses publiques devront être réduites. Au vu du montant exorbitant, un journaliste est intervenu lors de la conférence de presse pour demander s'il faudrait aussi vendre des monuments de l'Antiquité. Il a été annoncé en tout cas que "pas un domaine du secteur public ne serait épargné".

Dans un communiqué nerveux paru quelques heures après la conférence de presse, le Premier ministre socialiste Georges Papandreou a dénoncé l'attitude "inacceptable" de la Troïka et fustigé son désir d'ingérence dans les affaires intérieures du pays, ajoutant que le gouvernement "ne peut prendre d'ordre que de la part du peuple grec".

Le journal Kathimerini, proche de l'opposition, affirme de source bruxelloise dans son édition de dimanche, que le gouvernement avait donné son accord et adopte une attitude électoraliste en vue des prochains scrutins en criant au loup. De son côté, le journal Avghi pointe l'échec de la politique du gouvernement et estime que l'argent prêté coule à flots pour les banques. Le gouvernement s'apprête d’ailleurs à les soutenir en leur apportant des garanties à hauteur de 30 milliards d'euros.

Une chose est sûre, les Grecs sont en colère et endurent les conséquences de la cure d’austérité en vigueur. Le gouvernement a réduit drastiquement les salaires et les pensions dans la fonction publique, augmenté l’âge de départ en retraite et les impôts. Il a aussi entrepris la dérégulation du marché du travail, la privatisation d’entreprises publiques et une réforme du système de santé et de l’éducation.

L’austérité ralentissant l’activité économique, le pays vit sa troisième année de récession avec un nombre croissant d’entreprises contraintes au dépôt de bilan. Une conséquence immédiate est l’envolée du chômage qui a augmenté de moitié en deux ans : alors qu’il atteignait déjà 9,8 % en 2009, il frôle aujourd’hui la barre des 14 %. Le chômage des jeunes, lui, caracole à près de 35 % ! Par ailleurs, le coût de la vie qui était déjà élevé, ne cesse d’augmenter avec une inflation qui dépasse les 5 %. De nombreux mouvements sociaux s’expriment pour protester et crier la colère des consommateurs, des assurés sociaux, des retraités, des contribuables… et une nouvelle grève générale dans le privé comme dans le public est annoncée pour le 23 février.

Jean-Marc Laborie

Tunisie, Egypte : une révolution. Vraiment ?

Traduit du grec moderne par Jean-Marc Laborie


C’est une certitude, nous vivons des moments historiques.

L’année 2011 fait apparaître un monde différent de celui que nous avons connu jusque là. L’Ouest se trouve dans une crise profonde. Les économies émergentes d’Extrême Orient sont entrées pour de bon dans le jeu mondial. Le Moyen-Orient traverse une période de contestation sans précédent des vieilles dictatures toutes puissantes qui non seulement dominaient l’arène politique mais contrôlait aussi tous les aspects de la vie des pays qu’elles gouvernaient.

Egyptologues et tunisologues en herbe

De nombreux analystes se pressent cependant à annoncer l’avènement d’une nouvelle époque pour le Moyen-Orient, peut-être même pour la planète entière. C’est clairement avec plus de retenue que j’appréhende ces événements car, à l’heure des blogs et de l’information immédiate, nous essayons d’anticiper les événements et de les interpréter au moment où ils se produisent, et cela fait de nous des journalistes plus que des analystes.

Si l’on ne s’est pas occupé à cafebabel.com Grèce des événements qui agitent la Tunisie et de ceux qui secouent l’Égypte, c’est foncièrement parce que nous croyons simplement que des conclusions qui seraient tirées maintenant sont sinon erronées, du moins hâtives.

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